De par Sarah et Léonard

Je reviens de la ligne des idées lourdes, des émotions par l'autre côté , de la comparution des mots et des gestes et des faits et des profils.

Elle est partie comme le flocon.

Elle m'en a laissé son amour gitan des matières.

Elle connait les effets différés dans l'opération de l'enfance et ça le fait.

J'ai envie de murmurer son nom.

Et le nom de toutes les femmes qu'elle porte pour moi en elle.

Lui.

Il a la langue bleue.

Les yeux bleus des marrons.

Une voix qui remue les mains sèches.

Il a voulu rester sur terre.

Et je l'entends qui lance depuis sa mort.

Il est nul et il est grand d'avoir la crudité des tous petits.

Sa phrase est à poil.

C'est un frangin.

Sans le chercher.

Je fugue sur place.

J’atteins les bords de la ville froide et les métros de l'océan.

Les chiens et les chats ouvrent les règnes.

J'en caresse leur tournure. C'est sans affect.

J'accueille ma soupe.

Je lente.

M'amincie.

Me drape.

M'avale par l'oreille des nécessaires.

Me roule et me déroule et me renroule dans les plis des appareils de golgi.

M'attends de tous les temps.

Me tais.

Me tiens.

Et mon coeur sait.

J'ai du rêve.

J'ai de l'amour en moi.