Merci à la douane

Marche sur nos épaules, sur nos visages, dans nos poumons.

Le corps devance chaque lieu.

30 ans qu'on a marché vers la bonne falaise à zoomer.

Marche afin de mieux s'arrêter un peu un temps de la fraction où.

Du rêvé arrive. Du muri.

Du rêvé qui vient du sillon et de l'ampleur de nos inconsciences de face qu'on sait laisser faire depuis.

La pierre de l'huile, du nuage, de l'appel.

La niche des parfums et des comptines.

L"oubli.

C'est après ou avant que les mots.

On passe donc la frontière, on se rend compte alors du chemin et on se dit l'état du silence et on confirme la suite et le loin n'entame rien au contraire.

Parfois dans la pointe on souffle.

Sternum.

Et ce que j'aime le plus mon gars c'est le merci à la douane que l'on s'offre toujours après.